Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/291

Cette page n’a pas encore été corrigée


HVRE Xt, CHAP.]X.

287

deux choses hérédité du pouvoir petit nombre de ceux qui l’exerçaient.

Le nombre des sénateurs romains fut élevé par Tarquin l’ancien, jusqu’à celui de trois cents, « où Ils demeurèrent fixés pendant plusieurs siècles »

Le sénat de Carthage (Gérusia) comparé par Polvbe avec celui de Rome, était composé probablement d’un nombre de membres à peu prés égal.

L’assemblée des nobles de Venise (Prigadi) était composée de trois cents sénateurs. Pour que les classes moyennes, dont le nombre est toujours si considérable, fussent représentées dans une république aristocratique par un sénat qui leur appartint, il faudrait que le nombre des membres de cette compagnie s’élevât à plusieurs milliers, ou bien il faudrait que ces classes se résignassent à laisser se créer dans leur sein une oligarchie, ce qui détruirait le principe d’égalité et anéantirait les classes moyennes en ce sens qu’une petite portion s’élèverait trop haut et que tout le reste descendrait trop bas. Comment le principe de l’hérédité du pouvoir pourrait il s’appliquer à un si grand nombre de familles? Y aurait-il des électeurs héréditaires? Ce ne serait Bossuet.