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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/286

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DE LA DEMOCRATIE NOUVELLE.

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sister des lois qui aidassent la division indéfinie de la propriété. Il s’ensuit qu’elles ne sauraient coordonner avec trop de soin leur système hypothécaire.

Des droits trop onéreux imposés sur les échanges ou mutations des immeubles seraient une bévue politique. Le fisc pourrait y gagner, mais la démocratie n’y perdrait pas

Un des plus graves dangers pour la forme de gouvernement, dont nous traçons les lois, viendrait d’une rupture entre la classe moyenne et la royauté. Soit que celle-là fit un appel à la multitude et celle-ci à son armée, soit que l’une et l’autre recherchassent en même temps l’alliance du peuple, il pourrait résulter de ce conflit une république ou le despotisme.

A l’appui de cette opinion, nous n’avons pas besoin de faire parler l’histoire.

Cependant il pourrait arriver que la classe moyenne voulût se passer de roi. Je suppose qu’elle se persuade que la monarchie ne lui est plus nécessaire; qu’elle peut se faire une république à elle-même, dans laquelle elle conservera son autorité passée, et exercera, en outre, toute celle qu’elle avait déléguée au prince. Pour

Voyez ce que nous avons dit plus haut sur cet objet.