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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/274

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DE L~ DEMOCHATtE NOUVELLE.

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un nL des classes moyennes serait produite par ta passion même de 1 égalité chacun dans la crainte d’être égaie ou surpassé tendrait à se fortifier. On se creuserait la cervelle pour trouver les moyens de se défendre dans le pouvoir et les honneurs. Les plus forts n’auraient pas de repos qu’ils n’eussent mis la durée de leur autorité et de leur dignité sous l’abri de quelques lois. Les priviléges renaîtraient à ce spectacle, le peuple ne se contiendrait plus. Ou il mettrait tout en poudre, couronne et aristocratie nouvelle, ce qui le ramenerait plus tard au despotisme, ou il ferait alliance avec la royauté contre l’aristocratie bourgeoise; et, à la Un, la couronne se trouverait trop puissante.

Une autre source de dangers pour le gouvernement des classes moyennes, c’est la passion extrême de la guerre dans le monarque; qu’il fasse des conquêtes, obtienne de la gloire et se rende cher à une armée, les lois lui céderont comme l’ennemi.

« Rien n’est plus propre à faire estimer un )’ prince, dit Machiavel, que les grandes entreprises, et, en général, les actions extraordi.’) naires 1.

Le conseil qu’il donne à son prince pour lui t’nseigner à se rendre absolu prouve le danger /)~ T’fif; chap. xxi.