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DE LA DEMOCRATIE NOUVELLE.

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présentatifs du travail, de l’ordre et de la modération; c’est encore la démocratie, mais la démocratie ~<M/t~c. Ce n’est plus celle qui conférait indistinctement des droits politiques à la multitude, qui attribuait la puissance, non à la qualité des suffrages, mais à leur nombre, qui faisait régner toutes les mauvaises passions, telles que la jalousie, l’envie, la haine, la vénalité, la cupidité, etc., et tous les défauts de l’esprit, comme l’ignorance, l’erreur, l’imprudence, l’engouement, l’illusion, etc. Mais celle qui établit d’abord les conditions conformes à la nature et à la loi de la Providence, sans lesquelles un homme ne peut être admis, sans danger pour la société, aux droits politiques, qui fait, de ces conditions seules, le titre d’admission dans la classe qui gouverne qui, une fois cette classe mise en possession de la puissance, établit entre ses membres une parfaite égalité~ les rend tous admissibles aux charges, ouices et dignités, fait nommer, par tous, les législateurs, confie aux uns le soin de discuter et de voter les lois, aux autres celui de les appliquer et exécuter.

Cette démocratie n’a encore existé nulle part, telle qu’on la volt en France elle était inconnue dans l’antiquité~ mais quelques philosophes, Pt entre autres Aristotc, en avaient aperçu la possibilité et cétébré ) excellence. Toutes les répubH-