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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/265

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MVRE Xt, CHAI’. lit.

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sans roi. jPf/7!OC~e veut dire souveraineté de la multitude. Gardons-nous de croire ces deux idées identiques. De ce qu’une société n’est pas gouvernée par un seul homme, il ne s’ensuit pas qu’elle le soit par tous. Entre la royauté et la démocratie se place l’oligarchie ou l’aristocratie.

II y a des républiques oligarchiques et aristocratiques, commodes républiques démocratiques. Les gouvernements deMégare, Corinthe, Rome, Carthage dans l’antiquité; ceux de Venise, Pise et Gênes en des temps plus rapprochés de nous, étaient des gouvernements républicains-oligarchiques.

S’il peut exister des républiques sans démocratie il peut exister également des démocraties sans république. Ainsi plusieurs États de l’ancienne Grèce avaient conservé la royauté, tout en établissant la participation de tous au gouvernement. Les formes de l’ancienne république romaine avaient été conservées sous les Césars. M dépendait de la volonté du prince de les violer la constitution abandonnée parles mœurs ne pouvait plus être défendue que par la vertu du maître. C’est ce qui arriva sous les Antonins assez justes pour vouloir moins que ce qu’ils purent~ ces t’xccllcnts princes gardèrent les anciennes lois, et