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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/261

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LIVRE X, CtfAP. XI

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n. <7

les classes moyennes, les citoyens qui y prennent place par leur éducation et leur capacité. Il y a, en France, environ trois cent mille personnes très Instruites. En retranchant de ce nombre celui de cent soixante mille, total du nombre de nos électeurs, il nous restera cent quarante mille personnes ne jouissant d’aucun droit politique, et dignes, cependant, par leur instruction, de faire partie des classes moyennes. Chose assez remarquable ce nombre de cent quarante mille est justement celui des hommes qui ne paient que de 100 à 199 francs de contributions annuelles, de sorte que, si l’on voulait faire descendre la limite des classes moyennes jusqu’aux contribuables a 100 francs, on arriverait précisément au même résultat que si on considérait comme appartenant à ces mêmes classes les hommes qui ne sont ni électeurs ni jurés, et qui y prennent part, toutefois, par leurs lumières.

Il résulte, de ces évaluations, que l’on peut considérer le chiffre de trois cent mille comme exprimant avec assez d’exactitude le nombre des individus aptes à participer au gouvernement des classes moyennes.