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Page:Alletz - De la démocratie nouvelle, ou des mœurs et de la puissance des classes moyennes en France - tome II.djvu/254

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DE LA DEMOCttATtE NOUVELLE.

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Louis-Philippe, en se soumettant aux clauses et engagements que renfermait la déclaration de la Chambre des députés, est devenu réellement le roi des classes moyennes.

Mais la victoire remportée en commun par la bourgeoisie et le peuple a remis en présence les deux mêmes partis qui s’étaient formés au commencement de la première révolution, après la prise de la Bastille. Nous avons donc eu aussi une loi martiale hélas il a fallu F exécuter. Les journées des 5 et 6 juin 1832 et d’avril’ 1834 répondent à celles du 17 juillet 1791 et du 1 e prairial an m.

Cette fois, la victoire des classes moyennes a été complète et permanente et il ne serait pas difficile d’en trouver les raisons.

En 1791 et 1792 la cour refusait de s’appuyer sur le parti constitutionnel elle aimait mieux laisser arriver l’anarchie, comptant, pour sa délivrance, sur l’invasion étrangère. Il n’y eut qu’une seule de ces espérances qui se réalisa. L’étranger fut repoussé, mais la démocratie triompha, et ce fut pour se laver les mains dans le sang royal. De plus, la misère des classes inférieures, produite par le désordre de l’administration et par la pénurie des finances, rendait les révoltes plus naturelles plus fréquentes, plus difficiles à réprimer. Enfin la