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DE LA DEMOC!T)E NOUVELLE

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bitant de la commune, intéressé à la bonne gestion des biens, à l’équitable répartition de l’impôt, à la sagesse des arrêtés de police, examine aussi, opine, contrôle ceci est bien; cela est mal; c’est le jugement de l’opinion publique elle s’éclaire peu à peu et rectifie, corrige, condamne tôt ou tard les imperfections, les méprises, les injustices. Tous ces effets ne se font sentir qu’a la longue c’est d’abord une faute qui en empêche une autre; des ignorants qui remédient à l’ignorance; le désordre qui interrompt le désordre; mais, enfin, le résultat définitif est bon; l’instinct de justice, et l’intérêt personnel qui se confond avec l’intérêt général, servent de flambeau pour le peuple, et avec l’aide des années, les abus les plus choquants disparaîtront une sagesse inaccoutumée, un esprit de force et de gravité se laisseront voir dans les mœurs et l’excellence de ces institutions, aujourd’hui naissantes, paraîtra au grand jour. Mais il faut savoir tolérer et attendre.

CHAPITRE XXV.

QUE LA TIMIDITÉ EST UNE MAUVAISE CONSMLLERE POUR DES HOMMES D’ÉTAT.

Il peut y avoir des concessions à faire qui im-~ portent à l’avenir, à la stabilité, à la gloire même