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Adorateur de votre nom, ils l’ont fait revivre, et c’est par eux que, délivrés des formes vieilles et des préjugés, nous avons pu revenir dans vos temples, vous chercher encore et reconnaître avec transport que votre justice est égale pour tout le genre humain. Prêtres de votre culte ranimé, âmes irritables et fortes, les douleurs de leurs semblables les inspirèrent. Vrais califes de Dieu… c’est par eux que votre culte doit renaître. — Bénissez-les pour avoir à jamais détruit l’hypocrisie et la douleur. Célébrons-les, ces nouveaux saints, interprètes de la sagesse divine, vainqueurs du fanatisme et gloire du monde ! »

Tout est curieux dans ce livre. Voici une personne très-pieuse, qui a besoin d’un culte et qui fréquente les églises, « Le profond silence de votre temple, le jour voilé, l’idée de la Divinité nous saisissent, ô Dieu que nous trouvons ici et qui faites plier nos genoux. Vous seul vous éveillez en nous ce qu’il y a de mieux dans notre âme ; car si dans le monde où nous vivons, nous sommes trop crédules ou trop généreux, nous en sommes bientôt punis : notre tendresse nous perd, notre entraînement nous mène au malheur, notre noblesse fait de nous des victimes ; nous avons trop aimé, nous avons trop souffert par toutes nos qualités ; mais dans votre maison, mon Dieu, nous ne serons jamais trop igénéreux, jamais trop nobles, jamais trop sensibles.