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mes boucles soient coupées et distribuées entre mes amis. Je l’avais oublié, mais je veux que cela soit fait, quoique cela doive me rendre moins bien. »

Laurie écrivit ce qu’Amy désirait, en souriant du dernier et plus grand sacrifice de la petite fille, puis il l’amusa pendant une heure et s’intéressa à tous ses ennuis. Lorsqu’il fut au moment de partir, Amy le retint et lui dit tout bas :

« Y a-t-il réellement du danger pour Beth ?

— On a pu le croire, mais nous devons espérer qu’elle se guérira ; ainsi ne pleurez pas, chère petite Amy, » répondit Laurie en mettant son bras autour d’elle d’une manière fraternelle très consolante.

Lorsqu’il fut parti, Amy alla à sa petite chapelle, et, assise dans l’obscurité, elle pria pour Beth en pleurant. Elle sentait que des millions de bagues de turquoises ne la consoleraient pas de la perte de sa gentille petite sœur.