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Page:Alcott - Les Quatre Filles du docteur Marsch.djvu/258

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« Chère mère,

« J’ai seulement la place de vous envoyer mes meilleur baisers et quelques pensées séchées qui viennent d’un pied de pensées que j’ai conservé dans ma chambre afin que papa le voie ; elles ne refleuriront maintenant que pour lui. Je lis tous les matins dans mon petit livre, je tâche d’être sage toute la journée et je m’endors en chantant tout bas l’air favori de papa. Tout le monde est très bon pour nous, et nous sommes aussi heureuses que nous pouvons l’être sans vous. Amy veut le reste de la page, ainsi il faut que je m’arrête. Je n’ai pas oublié vos commissions, et, tous les jours, je remonte l’horloge et range les chambres.

« Embrassez cher père sur celle de ses joues qu’il appelle la mienne. Oh ! revenez bientôt vers

« Votre petite Beth qui vous aime.

« Dites à M. Brooke que je le trouve très bon, et que quelquefois j’ose parler de lui avec M. Laurentz, qui a comme moi du plaisir à causer de lui. »

« Ma chère maman,

« Nous sommes toutes en bonne santé, je travaille tous les jours et je ne compromets jamais les autres. Meg prétend qu’il faut dire que je ne les contredis jamais ; je mets les deux mots et vous pourrez choisir le meilleur. Meg m’est d’une grande consolation et elle me laisse avoir de la gelée, tous les jours, au thé ; je trouve cela si bon ! Jo dit que c’est parce que cela me rend plus douce. Laurie n’est pas aussi respektueux qu’il devrait l’être, maintenant que j’ai douze ans ; il