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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/99

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CHAPITRE VI


une excursion en chine


« Rose, je vous apporte une nouvelle ordonnance, » dit un matin le docteur Alec, en entrant dans la chambre de sa nièce, une quinzaine de jours environ après la grande surprise qu’il lui avait faite.

Rose leva les yeux en souriant. Elle se plaisait tant dans sa jolie chambre qu’elle y eût volontiers passé tout son temps à coudre ou à lire ; mais son oncle s’opposait formellement au manque d’exercice, et la petite fille, heureuse de lui prouver sa gratitude, lui obéissait complètement. D’ailleurs, les ordonnances de l’oncle Alec n’étaient rien moins que désagréables. Ainsi, la dernière avait été un attirail complet d’outils de jardinage, avec l’injonction de s’en servir au moins trois fois par semaine. Jardiner en compagnie de l’oncle Alec, qui lui racontait, chemin faisant, toutes sortes de choses intéressantes sur les fleurs ou les insectes rencontrés ça et là, c’était une manière d’apprendre l’histoire naturelle qui différait complètement de celle qu’on employait à la pension des