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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/306

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— J’aime mieux renoncer à tout... Et quant à la science, assez d’autres pourront me remplacer...

— Cela vous plaît à dire, mais il n’y a pas un seul de vos collègues qui soit de votre avis…

— D’ailleurs, là-bas, sans vous, je sens que je ne travaillerais pas…

— Pourtant je ne peux pas vous accompagner, continua Rose en laissant tomber quelques fleurs de son bouquet commencé.

— Vous le pourriez, Rose, vous le pourriez, si vous vouliez... être ma femme…

— Est-ce que c’est indispensable, Mac ? Ne pouvez-vous vraiment vous passer de moi ?

— Vous ne le savez que trop. »

Il s’agissait des intérêts de la science : Rose mit sa petite main dans les deux grandes mains tremblantes du pauvre ours, qui cessa depuis lors d’être un ours et devint le plus heureux et le plus aimable des jeunes maris, tout en restant un travailleur assidu.

Mien ne pouvait plus le troubler.

Seulement, quand l’oncle Alec annonça le mariage aux six autres cousins, il y eut un froid, chacun d’eux ayant pensé tout bas que la gentille cousine pourrait bien faire pour lui une gentille femme. Un seul, Archie, le parfait gentleman, accueillit la nouvelle avec un hourra ; et l’oncle Alec était en train de lui savoir tout le gré du monde d’un si beau désintéressement, quand le jeune homme, suivant l’oncle dans son appartement, lui parla en ces termes :