Ouvrir le menu principal

Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/301

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Et le docteur expliqua à sa papille ce dont il s’agissait.

Aussi les les garçons s’écrièrent tous ensemble :

« Venez chez nous, Rose, venez chez nous ! »

Tante Myra poussa un soupir ressemblant à un gémissement.

Archie insinua à l’oreille de sa cousine :

« C’est nous qui avons le plus besoin de vous. Petite mère a trop de quatre garçons ; il lui faut une fille.

— N’oubliez pas que vous êtes ma petite sœur, murmura Charlie.

— Et ma providence, » ajouta Mac.

Rose ne balança pas :

« Ce serait très difficile de choisir parmi vous, répondit-elle timidement, car vous êtes tous si bons pour moi que je vous aime tous également ; mais auprès de qui pourrais-je désirer passer ma vie, sinon auprès de mon second père, de mon cher tuteur, qui m’a rendu la santé et le bonheur, et pour qui je veux toujours être une fille reconnaissante et dévouée ? L’oncle Alec veut-il encore de moi ? »

Pour toute réponse, le docteur lui tendit les bras ; il avait sa récompense.