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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/287

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cette pente, mais je m’y suis mal pris et le seul résultat de mon intervention a été de nous brouiller.

— Charlie m’a avoué qu’il n’avait pas raison, interrompit Rose, qui écoutait religieusement son cousin. Cependant, ajouta-t-elle, je ne crois pas qu’il en conviendrait vis-à-vis de vous.

— Cela m’est fort égal, dit Archie, je ne tiens pas à des excuses dans les règles ; tout ce que je lui demande, c’est de rompre avec Morse et ses amis. Je ne lui en parlerai plus, et je lui ferai même des excuses, au besoin.

— Oh ! merci ! » s’écria Rose.

Archie continua :

« Je donnerais quelque chose pour savoir au juste si Charlie ne doit pas d’argent à ces jeunes gens et si ce ne serait pas cela qui l’a empêché de cesser ces relations. Je n’ai pas osé aborder ce sujet avec lui ; mais Stève, qui malheureusement commence à l’imiter dans la mesure de ses forces, pourrait peut-être nous renseigner.

— Stève ne sait rien, s’écria étourdiment Rose, sans cela il me l’aurait dit quand il m’a emprunté… »

Elle s’arrêta court, toute confuse d’avoir laissé échapper son secret, mais elle en avait déjà trop dit ; Archie insista pour entendre le reste ; et comment eût-elle pu désobéir au chef du clan des Campbell ?

En quelques instants Archie fut au courant de tout. Il compléta la désolation de Rose en lui rendant de force les vingt-cinq francs prêtés à Stève. Le « chef » contenait sa colère à grand’peine.

« Je vous en prie, ma chère Rose, lui dit-il, ne recom-