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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/277

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gent, ce n’est pas bien. Oncle Mac serait mécontent s’il l’apprenait. Promettez-moi de ne plus jouer. »

Stève resta hésitant.

« Promettez-le-moi. Je vous en prie ! répéta-t-elle avec insistance.

— Eh bien, je vous le promets, » répondit Stève en s’éloignant à grands pas.

Quelques jours après, tante Clara invita Rose à prendre part à une petite matinée dansante qu’elle donnait pour faire plaisir à son fils Charlie, ainsi que pour habituer sa nièce à vaincre sa timidité et à prendre l’habitude du monde. Cette fois, Rose ne se fit pas prier ; depuis son entretien avec Stève, elle avait en vain cherché à réunir ses cousins, et elle espérait trouver là l’occasion de parler à Charlie.

Le prince Charmant était l’âme de ces petites réunions ; ce jour-là, il fut étincelant de verve et d’esprit. L’après-midi se passa en jeux et en rires. Après dîner, pendant que tante Clara se reposait sur sa chaise longue avant de s’habiller pour un bal, tous les jeunes invités s’étant retirés les uns après les autres, Rose se trouva seule dans le grand salon. Elle se laissa tomber dans un vaste fauteuil auprès de la cheminée.

« Quand Charlie viendra me chercher pour me reconduire au manoir, se dit-elle, ce sera le moment ou jamais de lui parler. »

Charlie se faisant attendre, ses pensées prirent un autre cours ; par un mouvement de coquetterie bien excusable, elle passa en revue toute sa toilette, essaya de rarranger