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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/273

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CHAPITRE XVIII


le trait d’union


Stève était venu au manoir, un matin, pour faire à tante Prudence une commission de la part de sa mère ; il se mirait complaisamment dans une glace en attendant la réponse, quand Rose lui demanda sans préambule :

« Voulez-vous me promettre de répondre catégoriquement à la question que je vais vous faire ?

— Cela dépend de la question, dit Stève. J’écoute.

— Voici : est-ce qu’Archie et Charlie n’ont pas eu ensemble une querelle ?

— Quand ce serait, cela n’aurait rien d’étonnant ! Entre jeunes gens on ne peut pas être toujours d’accord.

— Parlez franchement, Stève : je suis sûre qu’ils sont brouillés. Est-ce vrai ?

— Cela ne me regarde pas, » dit-il assez gêné.

Rose insista.

« Dites-moi la vérité, je vous en prie.

— Ce n’est pas mon habitude de rapporter.

— C’est votre devoir de me dire la vérité, interrompit