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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/245

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CHAPITRE XVI


fausse alerte


En arrivant au manoir, un matin du mois de janvier, tante Myra aperçut Rose qui se préparait à sortir. Elle entra précipitamment dans le cabinet de travail de son beau-frère :

« Mon cher Alec, lui dit-elle, j’espère bien que vous n’allez pas permettre à Rose de sortir par un temps pareil !

— Pourquoi pas ? répondit ironiquement le docteur. Lorsqu’une personne aussi délicate que vous affronte la température extérieure, une jeune fille peut faire de même sans inconvénients, surtout lorsqu’elle est, comme Rose, vêtue de ces habits chauds et commodes que vous méprisez sous prétexte qu’ils sont laids.

— Je suis venue en voiture, interrompit tante Myra, ce qui ne m’empêche pas d’être gelée jusqu’à la moelle des os.

— Je n’en suis pas surpris, dit le docteur. Vous vous couvrez de dentelles et de satin, cela ne peut pas tenir