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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/194

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que le docteur Alec avait choisi pour ses malades le meilleur des régimes.

Sur ces entrefaites arriva le quatorzième anniversaire de la naissance de Rose. Personne n’en parlant à la petite fille, elle commençait à se demander si l’on avait oublié cette date mémorable. La question fut résolue le 1er octobre dès le grand matin. Ce jour-là, Rose fut réveillée en sursaut par quelque chose de doux et de chaud qui se posait contre sa figure ; elle poussa un petit cri de surprise et puis un éclat de rire, en apercevant sur son oreiller une petite bête toute blanche qui la regardait de ses yeux bleus comme des airelles, et passait sa petite patte sur sa joue comme pour lui souhaiter une bonne fête. C’était Mlle Boule-de-Neige, le plus joli des six petits chats de Mme Atkinson. Un ruban bleu attachait autour de son cou un papier sur lequel étaient écrits ces mots : « Pour miss Rose, de la pari de Kitty. »

Ce fut la première surprise de Rose, mais non la dernière ; les habitants de Beauséjour l’avaient prise en amitié, et chacun tenait à lui faire son petit cadeau. Mme Dove lui donna un joli panier en paille de couleur ; Mme Snow, un album pour y coller ses fougères ; tante Jessie, un livre qu’elle désirait depuis longtemps : les Quatre Peurs de notre général, et Mac, un mignon couteau de nacre pour remplacer celui qu’elle avait cassé en voulant détacher pour son cousin une pierre précieuse qui était tout bonnement un silex. Jenny Atkinson offrit à Rose un porte-aiguilles brodé, sa sœur Lizzie un éventail peint par elle-même, et tous les enfants se réunirent