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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/191

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La voiture fit encore quelques pas, tourna autour d’une grande maison à volets verts et s’arrêta dans une cour où un cheval gris et une chèvre blanche, deux chattes et leurs petits, et un formidable bataillon de poulets, de dindons et de canards prenaient leurs ébats, sans paraître gênés par la présence d’une dizaine d’enfants et de grandes personnes.

« Soyez les bienvenus ! s’écria une bonne grosse dame à cheveux blancs, Mme Atkinson elle-même. Que vous devez être fatigués ! Reposez-vous un instant avant le souper. Lizzie va vous conduire dans vos chambres, pendant que je veillerai à faire monter vos malles. »

Cette réception hospitalière mit tout le monde à l’aise. Tante Jessie et Mme Williams (la mère de Furet) s’extasièrent sur les chambres garnies de meubles de forme ancienne, mais si confortables, tandis que Rose courait à une fenêtre, à une autre, sans pouvoir décider de laquelle on avait la plus belle vue, et suppléait aux yeux de Mac en lui racontant avec force détails tout ce qu’elle voyait. Quant aux deux bébés, ils furent bientôt très amis avec les enfants de Mme Dove et de Mme Snow, qui étaient installées à Beauséjour depuis quelques semaines. On leur remplit les bras de petits chats et de poussins ; au grand contentement de Jamie et de sa petite femme, mais non peut-être des pauvres animaux.

Lorsque, au son d’une joyeuse fanfare, l’on se réunit pour souper, Rose et Mac trouvèrent nombreuse compagnie autour de l’immense table dressée dans le jardin. Outre la famille Atkinson, qui était bonne comme du