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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/150

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Archie se laissa convaincre.

« C’est sans doute une chose convenue avec l’oncle Alec, murmura-t-il. Cela le regarde… Partons puisqu’elle le veut… Phœbé, tenez-vous bien ! en avant, Charlie ! »

Grande fut la stupéfaction du camp des Campbell en voyant revenir Phœbé à la place de Rose. Tel était le contenu du billet adressé au docteur :


Mon cher oncle,

« Je vais prendre toute la journée la place de Phœbé, afin qu’elle voie les feux d’artifice à son aise. Qu’elle s’amuse sans souci de son ouvrage ; je m’en charge, dites-le lui bien. Elle voudra s’en aller, je parie ; gardez-la de force, et dites à mes cousins que je leur serai aussi reconnaissante de tout ce qu’ils feront pour Phœbé que de ce qu’ils auraient fait pour moi.

« Ne vous imaginez pas que ce soit pour mon agrément que je reste au Manoir. Au contraire, cela me coûte beaucoup ; mais je me trouverais trop égoïste d’être toujours en fêtes, tandis que Phœbé travaille sans s’arrêter du matin au soir, et je veux faire pour elle ce sacrifice-là. Ne vous y opposez pas, je vous prie, et ne vous moquez pas de moi.

« Mes amitiés à tout le monde, et pour vous, mon cher oncle, le meilleur baiser de


« Votre petite
« Rose. »