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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/138

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Vous, Charlie, prenez le nécessaire de toilette de Rose et ses autres affaires et conduisez-la chez elle, je vous la confie. Mac et Stève m’apporteront pour les lits toute la paille qu’ils pourront trouver, et les mioches se chargeront de débarrasser la table, s’ils ont assez mangé, bien entendu... Mon oncle, voudriez-vous être assez bon pour me donner votre avis sur le meilleur emplacement à prendre pour y établir notre cuisine ? »

Chacun obéit. Rose fut enchantée de sa tente et encore plus de tout ce que son cousin lui apprit.

« Nous employons toujours nos vacances le mieux possible, lui dit ce jeune homme. Nous campons en plein air tantôt à un endroit, tantôt à un autre. Cette année, nous avons choisi l’île, à cause de nos projets de feux d’artifice pour le 4 juillet.

— Alors nous resterons ici trois jours entiers ! s’écria Rose.

— Oh! ce n’est rien ; quelquefois nous passons des semaines dehors ; c’est à cause de vous et de Jamie que nous ne restons pas plus longtemps. Vous verrez combien nous nous amuserons ; il y a une grotte, nous y jouerons la comédie, — quoique ce soit un peu un jeu d’enfant, — ajouta Charlie, fier de ses quinze ans et demi.

— Je ne m’imaginais pas que les garçons eussent des jeux si amusants, répondit Rose. Je croyais, avant de vous connaître, qu’ils ne savaient que se battre, se bousculer et crier. Était-ce parce que je n’en avais jamais vu de près ? Je crois plutôt que vous et vos cousins vous ne ressemblez pas aux autres garçons.