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Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/113

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— De Chine, répondit-elle.

— Avez-vous vu Fun-See ?

— Oui, il est charmant.

— Nous lui avons fait visite ce matin, dit Archie, et il nous adonné un immense cerf-volant qu’il nous apprendra à enlever. Et vous, que rapportez-vous ?

— Voyez !

— Oh ! quel éventail ! s’écria Stève. Est-ce une seconde voile pour votre bateau ? Cela ne m’étonne plus si nous avions de la peine à vous rattraper.

— Et ce parasol, fit Charlie, vous devriez le prêter à Stève qui a toujours peur d’avoir un coup de soleil sur son joli nez aquilin.

— Pourquoi toutes ces lanternes vénitiennes ? demanda Mac. Avez-vous l’intention de nous donner une fête de nuit ?

— Non, dit le docteur, nous rentrons tout simplement pour dîner, et je vous engage à en faire autant. Les nuages s’amoncellent à l’horizon, l’orage ne tardera pas à éclater. Hâtez-vous, mes enfants, votre mère doit déjà être inquiète.

Entendre, c’est obéir, répliqua le chef du clan.

— Adieu, Rose ! adieu, mon oncle ! s’écrièrent en chœur les jeunes marins.

— Quand vous voudrez, cousine, ajouta modestement Charlie, nous vous apprendrons à ramer aussi bien que nous. »

Et l’Albatros s’éloigna rapidement, tandis que la Jolie-Rose continuait sa route en sens inverse.