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Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/72

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certaines épithètes appelées potagères' par le collégien, qui, on le voit, sait tirer un heureux parti de sa position.

Quand le collégien arrive chez son correspondant, madame Carlogne le charge de surveiller son enfant ou de l’aider à dévider des écheveaux de fil. S’il devait rester une semaine entière, elle lui ferait bien certainement tricoter une paire de bas ou un gilet de laine. Oh ! si cela arrive jamais, M. Carlogne serait capable, le jour où il mettrait les bas ou le susdit gilet, de porter la main à sa poche et de faire le généreux.

Oh ! c’est que le correspondant de cette étoffe-là lâche quelquefois la pièce de cinq sous : quelquefois même il lui arrive d’aller jusqu’à celle de dix, mais à celle de quinze ou de vingt, jamais, non jamais ! Ce serait familiariser les enfants avec l’argent… Et les conséquences !… Ah ! dame, c’est que M. Carlogne voit loin.

Le correspondant de la nature de celui que nous peignons ici fait prendre de l’exercice au collégien. Voyez plutôt !

M. Carlogne et sa femme vont passer la journée aux Tuileries. M. Carlogne fait d’abord la lecture d’un journal, lecture interrompue par cinq ou six bons sommes ; madame sa femme cause avec sa voisine, et le collégien en est réduit à caresser le petit chien, à porter l’enfant, à lui donner les premières notions de la balle et du cerceau, ou bien à examiner le ressort de l’ombrelle de madame Carlogne, ressort qui fut