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Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/59

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DU COLLÈGE.

prends garde, n’y mets pas trop d’action, t’épuiserais le reste

de ton vent, et

t’en as pas beaucoup. » Et moi de rire à demander grâce.

Mais voilà de nouvelles apostrophes, presque suivies de menaces. Craignant quelques projectiles, je prends la retraite en lui disant : « Veux-tu bien te taire, vieille catachrèse ! — Vieille catachrèse ! il m’a appelée vieille catachrèse ! s’écrie-t-elle, comme si elle avait bien compris la figure de rhétorique et qu’elle exprimât une injure ! Voisines, vous l’avez entendu… vieille catachrèse ! » Mais j’étais déjà loin, et bien je fis, car je ne serais pas rentré sain et sauf chez mes parents.

Cette plaisanterie désopila la rate de tous les camarades qui l’entendirent, hors un qui n’avait que faiblement souri.

« Eh bien, Xavier, tu ne prends pas part à notre joie ; qu’as-tu donc ? Ah ! nous voyons, tu fais de la philosophie. — Peut-être. — Ah ! moi, j’en suis sûr. Et sur quoi donc, s’il vous plaît ? — Ah ! ce n’est certainement pas sur ce que Jules a raconté, car je gagerais qu’il ne l’a peut-être pas entendu. — Tu te trompes, André, car je n’ai pas perdu un seul mot. — Eh bien, qu’avais-tu donc ? — Je faisais une réflexion. — Et laquelle ? — La voici. Ce que tu viens de raconter est très-