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Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/132

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MYSTÈRES

Notre bon invalide demande donc le Salluste, avec la traduction de Dureau de La Malle, nota bene ; et notre jeune espiègle ? Lui, il demanda l’art de fortifier les places, par Vauban, ce qui lui fit dire par celui des employés qui lui remit l’ouvrage : « Mais ne serait-ce pas plutôt l’art de souffler les places que vous voudriez ? Hum ! ce serait bien possible. »

Enfin le vieux soldat, sans trop s’en douter, servit notre jeune homme, et le mit à même d’avoir une fort bonne place au collège.

Quand l’externe se rend au collège, il regarde à droite, à gauche des rues dans lesquelles il passe. Il achète des pommes à la fruitière : celles-là sont bien meilleures pour l’interne, elles viennent du dehors. Puis il fait quelques pas, entre chez un charcutier, et dit d’un air capable : « Des cervelas ! » Oh ! c’est que, voyez-vous, l’externe n’en prend pas que pour un : le cervelas est une denrée qui a un très-grand cours au collège, une denrée qui prend son rang parmi les choses les plus classiques. Aussi notre externe en prit-il six d’un coup, lesquels sont entrés dans sa gibecière en compagnie de Virgile, Ho-