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Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/129

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DU COLLÉGE.

danger pour le malade, avait attendu jusqu’à ce moment.

Elle amène donc par le bras le jeune Lucien auprès d’Armand, et dit à tous deux : « Mes chers amis, Dieu ne veut pas que vous restiez fâchés, embrassez-vous ; soyez toujours d’accord, et que désormais rien ne vienne troubler votre amitié. »

Aussitôt Lucien et Armand se précipitent l’un dans les bras de l’autre et se serrent avec effusion. En ce moment un rayon du ciel jette sa clarté sur cette scène touchante, comme si Dieu voulait la bénir, et la bonne sœur sourit à son ouvrage !

Elle avait dit au docteur : « Dieu veut qu’on ne brûle personne ; elle dit à de jeunes cœurs : « Dieu veut que l’on s’aime toujours ! »


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