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Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/125

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DU COLLÉGE.

c’est ainsi que se conduisent vos jeunes malades, ma sœur ! Mais c’est indigne ! mais c’est abominable ! Quoi, se moquer de la médecine à l’infirmerie même ! Mais en vérité je m’y perds… c’est à n’y plus rien comprendre… Stupete, gentes ! ! Ma sœur, prenez-moi ce livre où un malavisé s’est permis de trouver du ridicule dans la médecine et dans les médecins, et mettez-le au feu, oui, au feu, où l’on aurait dû condamner son auteur ! — Ah ! monsieur le docteur, vous êtes bien méchant aujourd’hui, je ne vous reconnais pas. — Est-ce que vous prendriez parti pour ce Molière… Ah ! je vois, c’est parce qu’il est mort entre deux sœurs de la charité, que vous le défendez, n’est-ce pas ? — Eh ! monsieur le docteur, je vous le dis franchement, Dieu veut qu’on ne brûle personne. Après tout, convenez que ces jeunes gens n’ont pas fait de mal ; ils ont ri et voilà tout. — Ils ont ri, oui, mais ils ont ri de ce dont on ne doit pas rire. Oh ! dit-il, en regardant les jeunes gens, si ça vous arrive encore !… — Pardon, monsieur le docteur si je vous interromps, mais mon camarade se trouve bien mieux depuis que je lui ai lu une partie du Médecin malgré lui ; à titre d’essai, je vous en prie, laissez-moi lui lire le reste, ça le guérira peut-être tout à fait. — Ma sœur, je vous confie ce livre, et si j’apprends… — Très-bien, docteur. » Mais elle fit un signe à nos deux jeunes gens, qui la comprirent parfaitement.

« Voyons maintenant, dit le docteur Galimagne, vos autres malades. » La bonne sœur Ragonde le conduit à diffé-