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Page:Albanès,Les mystères du collège,1845.djvu/119

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XI


L’INFIRMERIE

Le collége a ses classes, sa cuisine, son réfectoire, son dortoir, sa chapelle : il serait incomplet s’il n’avait aussi son infirmerie.

À l’infirmerie n’y va pas qui veut ; pour y être admis, il faut que le docteur du collége ait reconnu qu’il y a maladie, autrement l’infirmerie courrait le risque d’être quelquefois plus peuplée que le dortoir. Comment voudrait-on qu’il n’en fût point ainsi : là, point de pions, et par conséquent pas de punitions et pas de pensums ; là, le grec et le latin ont battu en retraite ; là, les effroyables haricots n’ont jamais pénétré ; un régime particulier et prescrit par le docteur est de tout point rigoureusement observé. Et puis, déroger à l’ordonnance du docteur, même en ce qui concerne la prescription alimentaire, substituer par exemple le poisson au poulet, et le poulet au poisson, oh ! mais ce serait un cas pendable, un cas à dénoncer à la faculté ; le docteur soutiendrait que son malade a eu un redoublement de fièvre lors même qu’il n’en serait rien, le tout dans la meilleure inten-