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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/45

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dans la peuplade, Vanderbum passait pour être un peu fou.

Le soleil marquait midi lorsqu’il arriva à son wigwam. Le poisson était cuit à point, la table superbement mise, et la dame du logis se montrait très empressée de faire honneur à sa propre cuisine.

Vanderbum aurait donné le petit doigt de sa main gauche pour être libre de rejoindre immédiatement Oonomoo. Mais il comptait sans sa terrible hôtesse. Cependant il essaya de parlementer.

— Prrrrrou ! fit-il au moment où on lui proposa de se mettre à table ; je,… j’ai,… j’aurais plutôt besoin de faire un petit tour de promenade pour me réchauffer et me mettre en appétit : ce scélérat de bain forcé que j’ai pris dans la rivière…

Ici, il fut accueilli par un double éclat de rire aussi irrévérencieux que possible. C’étaient ses deux charmants rejetons, Quanonshet et Madokawandock, qui lui faisaient leur compliment de condoléance. Le bonhomme leur jeta un regard éloquent, qui promettait… et qui leur fit faire le plongeon sous les bancs.