Ouvrir le menu principal

Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/208

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
208
les drames du nouveau-monde

CHAPITRE X

derniers combats

Niniotan courait dans les bois avec la rapidité d’un chevreuil, suivi de près par son père. Rien n’arrêtait leur marche rapide, et ils glissaient au travers des plus épais fourrés comme d’agiles bêtes fauves.

Le jeune homme balançait un rifle dans sa main droite avec la force et l’aisance d’un guerrier : sa démarche se soutenait aussi ferme et prompte qu’au départ, comme s’il eut été insensible à la fatigue. Ses yeux noirs, dilatés par la douleur et l’effroi, sondaient d’un regard brûlant le lointain horizon.

Aucune parole ne fut prononcée entre eux ; le bruit seul de leur respiration haletante se faisait entendre.