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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/198

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les drames du nouveau-monde



péré ; tout contribuait à entretenir ses forces et son courage ; elle n’était point lasse lorsque le Huron fît faire halte.

Le soleil venait de se lever : on n’était plus qu’à deux ou trois milles de l’habitation du capitaine Prescott ; le settlement voisin était très proche, par conséquent.

Oonomoo avait tué un coq sauvage ; en quelques minutes il eut allumé du feu pour le faire cuire. Bientôt le rôti fut prêt, et cette fortifiante nourriture ranima tous les fugitifs.

Canfield remarqua que le Huron et son fils mangèrent seulement une ou deux bouchées : cette circonstance le confirma dans la persuasion que l’enfant avait apporté de mauvaises nouvelles. Néanmoins il s’abstint de rien demander, sachant parfaitement que l’Indien ne voudrait rien dire avant l’heure.

Ils finissaient leur dernière bouchée, lorsque Oonomoo et Niniotan se dressèrent sur leurs pieds, l’oreille tendue.

Après avoir écouté un instant :

— Quelqu’un vient, dit Oonomoo.

— Ciel ! Bon Dieu ! encore des Indiens ? demanda Caton cherchant un trou pour se cacher.