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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/196

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les drames du nouveau-monde

— Combien de temps faudra-t-il à Niniotan pour y conduire Oonomoo.

— Quatre ou cinq heures : la route est facile.

— Les Shawnees sont-ils sur la piste de Flwellina ?

— Si l’œil d’un Shawnee peut suivre sur l’eau la trace d’un canot, ils ont pu la trouver ?

Cette rapide conversation ayant eu lieu en idiome Huron, aucun des auditeurs n’avait pu le comprendre.

Canfield, aux mouvements nerveux et aux traits altérés d’Oonomoo, avait bien reconnu qu’il s’agissait de quelque événement extraordinaire.

Jamais il ne l’avait vu dans un tel état d’agitation, sa voix avait des frémissements terribles.

Le lieutenant resta à l’écart jusqu’à ce que le Huron se tournant vers lui, l’appelât et lui dit :

— Voilà mon fils Niniotan ; il vient avec nous.

— Je suis bien aise de le voir, je vous assure. Vous attendiez-vous à le trouver ici ?

— Non. Flwellina, sa mère, l’a envoyé en toute hâte chercher Oonomoo : Il nous a cherchés tout le jour, et ne nous a trouvés qu’ici.

— Vous apporte-t-il quelque mauvaise nouvelle ?