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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/19

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cimes des arbres. Toutes les familles indiennes étaient sorties de leurs wigwams pour se livrer à leurs occupations journalières. Les femmes lavaient les vêtements, ou donnaient des soins à leurs nourrissons et coupaient du bois pour le feu du soir. Les adolescents rôdaient dans les bois pour y dénicher des oiseaux, ou s’exerçaient à la pêche. Quelques malades et quelques vieillards s’étaient assis devant leurs portes pour se réchauffer au soleil : tous les hommes valides étaient à la chasse ou sur le sentier de guerre.

Plongé dans son apathie ordinaire, Vanderbum passa au milieu des Indiens sans remarquer le moins du monde qu’ils avaient des allures extraordinaires, et, qu’avec un air préoccupé, ils allaient et venaient sur les bords de la rivière.

Vanderbum donna tête baissée dans un groupe auquel il ne prit nullement garde : tous les Indiens qui en faisaient partie paraissaient fort occupés à surveiller la surface de l’eau comme s’ils se fussent attendus à y voir apparaître quelque chose d’intéressant.

Si Hans Vanderbum eût été moins méditatif, il aurait également été frappé d’une autre circonstance assez bizarre : un cri aigu comme le siffle-