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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/185

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d’un air innocent des regards étonnés autour de lui.

— Où est la fille ? Où est la prisonnière face-pâle ? lui demanda-t-on de tous côtés, sa femme criant plus fort que tous les autres.

— Eh donc ! là, dans le coin, fit-il le plus naturellement du monde, en désignant sa place habituelle. — Mais… Tonnerre et éclairs ! non ! elle n’y est pas ! s’écria-il en constatant son absence.

— Vous l’avez laissé échapper cette nuit. Je vous ai vu levé, rôdant devant votre wigwam au moment où la lune éclairait ; vociféra le Shawnee avec lequel il avait fait une courte conversation et qui avait voulu vérifier la présence de la prisonnière.

— Mein Gott ! ce huron Oonomoo l’a enlevée ! Der Teusel ! !

Le nom du fameux batteur d’estrade était bien connu, il souleva une explosion de hurlements furieux.

Vanderbum comprit aux regards jetés de son côté qu’on attendait encore d’autres explications

— J’ai rencontré le Huron, la nuit dernière, continua-t-il ; il m’a donné je ne sais quoi, en me