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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/157

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mira, et votre squaw vous trouvant dans cet état n’aura aucun soupçon.

Hans ouvrit des yeux ronds comme la lune lorsque le Huron lui déroula le tissu complet de sa ruse. Canfield intervint aussitôt pour féliciter l’Indien de sa finesse aussi habile que prudente, et du sang froid prévoyant avec lequel il savait parer à toutes les difficultés.

En même temps il donna mille explications à Vanderbum sur la manière d’employer l’opium ; lui conseillant de ne le faire prendre à sa famille qu’environ quatre heures avant le coucher du soleil, afin que l’effet se produisit en temps utile. Il lui expliqua à quelles doses il devait l’administrer à chacun ; combien il devait en absorber lui-même ; il lui rappela toutes les précautions à prendre lorsqu’il quitterait sa cabane, pour prévenir les indiscrétions inopportunes de quelque Shawnee rôdeur, éveillé pendant la nuit.

Du reste, la hutte de Vanderbum était heureusement située à l’écart des autres, un peu cachée par les buissons, proche des bois : tout concourait à faire espérer la réussite parfaite de la petite conspiration.

Enfin, muni d’instructions minutieuses, Van-