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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/156

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les drames du nouveau-monde



aussi de quoi en prendre ? car ils ne dorment guères non plus, ceux-là.

— Il y en a assez pour tout le monde. Aujourd’hui vous mêlerez cette drogue à leur nourriture ; ils s’endormiront pour ne se réveiller qu’après le lever du soleil.

— Et la jeune fille ? que faudra-t-il faire pour elle ?

— Quand la lune paraîtra sur la cime de ces arbres, coupez les liens qui la retiennent, conduisez la jusqu’ici : Oonomoo y sera pour la recevoir et la mener chez ses amis, au Settlement.

Toute cette dernière partie de la conversation eût lieu en anglais pour que Canfield pût la comprendre.

— Mais moi… que deviendrai-je ? observa Hans Vanderbum dans un état de très vive perplexité ; quand ma squaw s’éveillera, elle se doutera très bien que c’est moi qui aurai fait le coup… Ah ! surtout lorsqu’elle ne trouvera plus la prisonnière ; alors… alors… alors…

Et le brave Hollandais compléta naïvement sa pensée par une pantomime des plus expressives.

— Prenez aussi de la drogue, elle vous endor-