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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/117

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— Connaissez-vous le chemin du Settlement ? demanda le Huron.

— Non ! Non ! c’est-à-dire que je l’ai oublié dans ma frayeur, j’ai une si pauvre mémoire ! ajouta Caton en songeant qu’un instant auparavant il avait déclaré bien savoir cette route.

— Vous chercherez et le trouverez : partez ! il ne faut pas que vous nous suiviez.

— Oh ! malheur ! ne me laissez pas parmi les Indiens ! ils me mangeront d’une seule bouchée ! ! sanglota le nègre au désespoir.

— Laisse-nous tranquille et tais-toi ! interrompit Canfield qui venait de surprendre un éclair de colère dans les yeux d’Oonomoo ; tu vas irriter notre ami rouge, lui seul commande ici, en ce moment.

— Mais, j’ai trop peur dans ces bois noirs, hurla Caton avec des beuglements d’effroi ; ils sont pleins de Shawnees ! !

— Tu suivras là une route encore moins dangereuse que la nôtre ; il est presque certain que nous allons nous rencontrer face à face avec l’ennemi, tandis que, si tu es prudent, tu échapperas inaperçu. Va donc, mon pauvre Caton, dis à madame Prescott et à miss Hélène les espé-