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Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/105

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tallique de ses yeux noirs s’était changé en un rayon tendre et caressant.

Les beaux bras potelés de Flwellina étaient nus jusqu’à l’épaule ; Oonomoo en prit un dans ses robustes mains et avec des manières enfantines s’amusa à compter les veines à peine visibles qui couraient sous la peau colorée et douce comme du velours.

Après être resté quelques moments en silence, Oonomoo s’assit sur le gazon aux pieds de sa femme et appuya sa tête sur ses genoux. Alors la jeune Indienne plongea follement ses petites mains dans la noire chevelure du guerrier, la groupa en longues touffes, la lissa après l’avoir relevée sur le front, accordant çà et là quelques petits soufflets d’amitié aux joues brunies du guerrier.

Au bout de quelques instants il s’endormit, et l’heureuse jeune femme resta immobile, retenant son souffle, soutenant sa tête, le couvant de l’œil comme une mère veille auprès de son premier-né.

Mais bientôt il se réveilla, se leva, et se rassit à côté d’elle.

— Où est Niniotan ? demanda-t-il en regardant autour de lui.