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ments de guerre, du commerce et corsaires, étaient mouillés devant Valparaiso.

Les bâtiments de guerre, au nombre de cinq, se décomposaient ainsi : une frégate française, une frégate anglaise, en station ; une frégate et deux corvettes appartenant à la nouvelle marine chilienne, encore dans l’enfance.

Aussitôt la visite de la santé terminée, la famille Quiros débarqua, en laissant provisoirement ses bagages à bord du corsaire.

Olivier prit congé de ses passagers, qu’il devait revoir sous peu de jours ; puis, après s’être assuré que tout était en ordre à bord, il s’enferma avec Ivon Lebris, et ils eurent ensemble une longue et sérieuse conversation.

À la suite de cette conversation, Olivier, accompagné d’Antoine Lefort, descendit dans sa baleinière ; le domestique portait une valise.

— Pendant mon absence, tu restes seul maître à bord, dit Olivier à son matelot ; veille sur notre homme, et surtout n’oublie aucune de mes recommandations.

— Sois tranquille, répondit celui-ci, tout sera fait comme tu le désires repose-toi sur moi pour que rien ne cloche.

— Je suis tranquille. Au revoir, matelot.

La baleinière déborda et mit le cap sur le môle, où elle arriva bientôt.

Le capitaine sauta à terre, suivi par son domestique, et la baleinière retourna à bord.

Valparaiso offre l’aspect le plus singulièrement pittoresque aux regards étonnés du voyageur. La ville, beaucoup plus longue que large, s’étend tout le long d’une baie magnifique jusqu’à une