Page:Adelsward-Fersen - Notre-Dame des mers mortes (Venise).djvu/305

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



XIV

LE DERNIER SOIR


Juliette, Juliette, ce n’est pas l’aurore et l’oiseau n’a pas chanté. Reprenez vos Immortels dialogues et vos rêves éternels ; Roméo penchera sa tête blonde sur la blonde amante, et tous les deux ne semblent qu’un même rayon de soleil. La mandoline frémira encore et les aveux légers s’envoleront dans la brise. Des parfums planeront autour des jardins endormis, et si le ciel pâlit comme ta lèvre, Juliette, les étoiles y demeurent brillantes comme les