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teur du Crédit Lyonnais, le provisoire deviendra-t-il définitif et fera-t-on appel, pour remplacer les employés de banque disparus, à ces femmes dont l’expérience a montré les grandes qualités.

Quelles réflexions peut nous suggérer ce bref coup d’œil d’ensemble sur l’activité économique de la femme française ?

Qu’il s’agisse de professions libérales ou de métiers manuels, d’emplois de bureau ou de travail d’usine, nous voyons les femmes faire preuve de qualités merveilleuses de souplesse et d’assimilation. Comme toute mère de famille digne de ce nom est tour à tour chez elle comptable, couturière, institutrice, médecin, de même, au sein de la grande famille française, les femmes ont su, pour les nécessités sociales et leurs propres besoins s’improviser dirigeantes d’exploitations agricoles, boulangères, métallurgistes, bureaucrates, administrateurs

Nulle part elles ne se sont montrées inférieures à leur tâche, elles ont généralement satisfait les employeurs et le public.

Reconnaissons aussi que les femmes jusqu’ici n’ont pu le plus souvent exercer que des tâches pouvant s’accomplir sans apprentissage ou ne nécessitant qu’un apprentissage très court. Partout où la pratique d’un métier difficile, la possession d’une technique sont nécessaires, la femme n’a pu remplacer l’homme. La