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journal anglais, a rendu les plus grands services : dans de nombreux cas, des jeunes filles ou des enfants ont trouvé une protection efficace auprès des agentes de police…., des patrouilles de femmes ont su exercer une surveillance salutaire dans des endroits de divertissement public et mieux que les hommes y rétablir l’ordre ». Le maire de Hull a rendu à ses policewomens un semblable hommage.

Bien des carrières fermées jusqu’alors aux femmes anglaises leur sont, depuis qu’elles ont su montrer leur talent et leur zèle, ouvertes pour l’avenir. Le gouvernement a permis aux jeunes filles de fréquenter les Écoles de télégraphie sans fil ; les ingénieurs leur ont fait dans leurs bureaux une large place et M. Lloyd George n’a pas hésité a appeler près de lui une jeune fille Miss Stevenson comme chef de cabinet. Les hommes politiques et la grande presse, patriotiquement fiers de l’élan magnifique avec lequel « plus de 80 p. 100 des femmes anglaises ont participé au service du pays », du mépris tranquille avec lequel elles ont subi bombardements et raids aériens, de l’énergie fière qui fait reparaître vivante la noble figure de la grande Élisabeth, prévoient une époque prochaine où leurs compatriotes prendront part à la conduite du pays. Elles en ont acquis le droit par le travail et la souffrance.