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ramener les blessés, presque pendant l’action. Sous le feu, elle les a transportés dans son automobile, puis, conduisant elle-même, les a évacués.

Aux combats de Dixmude et d’Ypres, c’est toute une équipe d’infirmières à cheval qui est partie sur le front de bataille et a rendu les plus signalés services.

En Miss Cavell, nous trouvons une des incarnations les plus hautes de la pitié et de l’abnégation féminines. Son histoire est dans toutes les mémoires et c’est seulement pour les replacer dans leur cadre, que nous rappellerons sa vie et son martyre.

Fille d’un pasteur de Norwich, elle est attirée de bonne heure vers les études médicales et, ses diplômes brillamment obtenus à Londres, va, en 1915, diriger l’école d’infirmières de Bruxelles.

Août 1914 la trouve à son poste et, malgré l’invasion de la Belgique, malgré le sac de Louvain et la destruction de Malines, malgré les lettres suppliantes de ses parents, elle refuse de regagner le pays natal. Va-t-elle donc quitter à l’heure du danger le pays qui pendant dix ans l’hospitalisa, ce pays devenu pour elle une seconde patrie ? Doctoresse et infirmière d’une haute élévation de cœur et d’esprit, elle s’assigne une double mission morale et humanitaire : soigner les blessés et consoler ceux qui souffrent. Cette mission, elle l’exercera suivant l’esprit évangélique qui l’anime, sans forfanterie, sans faiblesse et vis-à-vis même des ennemis. Qu’a-t-