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House ; il appuie la démarche faite par ses chefs auprès du gouvernement. Devant M. Asquith les miliciennes exposent leurs idées : enseigner aux femmes à faire les signaux, télégraphier, préparer la cuisine des camps… au besoin les rendre capables de se défendre à la dernière extrémité. Des meetings ont lieu sur cette importante question. Au cours de l’un d’eux un membre du parlement demande qu’on enseigne le tir aux femmes. Finalement (Mars 1915) le gouvernement donne sa sanction.

Dès lors les nouvelles recrues, préparées déjà par plusieurs mois d’exercice, se sont, avec enthousiasme dirigées vers le continent. À deux reprises, deux corps, composés de 4 000 volontaires ont passé la Manche, rejoignant les « bases anglaises en France » puis les dépôts situés à proximité du front.

Nous ne savons pas qu’elles se soient battues. Peut-être plusieurs d’entre elles souhaitaient prendre part à la mêlée. Mais aucune n’a jusqu’à présent suivi l’exemple donné par leur colonelle dans la guerre du Transvaal.

Elles n’en ont pas moins mené dans leurs dépôts la vie assez rude déjà du soldat en seconde ou troisième ligne. Elles ont supporté sans faiblir les intempéries et accepté aussi allègrement que dans la mère patrie la discipline très militaire.

Comme le voulait l’esprit même qui présida à leur formation, leur rôle fut multiple. Des infirmières, qui étaient bien loin d’être toutes enrégimentées dans la W. V. R., nous verrons plus loin l’héroïsme digne de celui de leurs alliées.