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liaires qui pourront s’enrôler sans condition d’âge et sans subir d’examen médical.

Au but près, qui est guerrier, ces manifestations n’ont rien d’extraordinaire.

Les Anglaises ont depuis longtemps pris l’habitude des exercices sportifs individuels ou collectifs. N’était-il pas de mode avant la guerre, dans les pays anglo-saxons, de quitter les villégiatures artificielles, plages mondaines, casinos, boston et jeux pour la vie plus naturelle de la vraie campagne, des montagnes, de la forêt où, temporairement retirés du monde, d’élégants ermites reprennent, en vivant de la vie primitive, force et santé. L’originale mode du camping a appris à bien des Anglaises à dresser une tente, préparer un abri, cuire un repas, en un mot à se « débrouiller » comme elles auraient à le faire en temps de guerre.

L’allure martiale des premières adeptes, l’air de satisfaction qui rayonne sur leur visage, est sans doute une excellente propagande ; car bientôt, elles forment quatre compagnies, un régiment (2 000 f.) puis bientôt deux régiments (4 000 soldats).

Des branches provinciales se fondent dans les autres grandes villes Birmingham, Brighton. Newcastle, Leicester, Folkestone, Glasgow.

Le pays les observe avec une curiosité non plus ironique comme celle qu’il manifestait aux suffragettes, mais sympathique, cette fois. Du coté masculin des adhésions flatteuses sont obtenues. Le Lord Maire de Londres est un des adeptes de la première heure. Il préside une des réunions de la W. V. R. à Mansion