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chées qu’il faut rejoindre à travers un terrain découvert. Blessée de nouveau, le 30 septembre 1914, elle reçoit la croix de la Légion d’honneur sur le front des troupes ; plus tard la croix de guerre. C’est dès lors sous le costume d’infirmière qu’apparaissent ses vingt ans radieux.

Ceux de nos soldats qui cantonnèrent à l’Éclusier conservent un souvenir attendri — amoureux un peu — de la gracieuse jeune fille qui un moment symbolisa pour eux toutes les femmes de France.

Un peu plus tard et dans une région voisine, Mlle ... joue un rôle analogue. Fille d’un territorial parti sur le front dès les premiers jours, restée avec sa mère dans un village voisin ...., habituée à de longues courses dans tout le pays, elle aussi utilise pour la patrie la connaissance merveilleuse du terrain acquise en ses promenades d’enfant.

Lorsqu’il faut faire parvenir à l’État-major anglais le plan de .... rapidement et secrètement c’est elle qui s’offre et peut arriver heureusement jusqu’au quartier général du Maréchal French. Un autre jour, elle guide les troupes anglaises, avance avec elles jusqu’à portée des canons allemands et donne à nos alliés « des indications permettant de bombarder efficacement les positions allemandes ». Elle fut pour ce fait, citée à l’ordre du jour de l’armée anglaise.

Ce sont nos alliés encore qui rendirent hommage au courage montré par les Françaises lors des batailles d’Ypres et de Dixmude.

Les flegmatiques Tommies, peu facilement émus