Page:Abensour - Les vaillantes, 1917.djvu/228

Cette page n’a pas encore été corrigée


Mme Meunier eut des émules. Fermière comme elle, Mme Danré, établie au Puisieux près Moulins sous Touvent « se prodigua du 13 au 20 septembre pour donner ses soins aux blessés français. « Sous le feu, elle est allée elle-même chercher les soldats tombés et les a soignés dans sa ferme bombardée, donnant à tous l’exemple du courage et du dévouement. »

À la Fère-Champenoise, quatre jeunes filles, les demoiselles Vatel, de Vertus (Marne), ont découvert sept de nos soldats qui, cernés par les Allemands et dans l’impossibilité de regagner nos lignes avaient pu cependant fuir dans les bois.

Du 8 au 12 septembre, elles ont, courant elles-mêmes les plus grands dangers, pénétré dans les lignes ennemies, ravitaillé et soigné journellement nos soldats égarés. Le 12 septembre, après la retraite des Allemands, elles les ont aidés à regagner nos lignes. Toutes les quatre ont été citées à l’ordre du jour de l’armée et décorées de la Croix de Guerre.

À Hannonville-les-Côtes, en Lorraine, et pendant la même bataille, Mlle Mathilde Mauger a vu arriver les troupes allemandes qui, non loin de là, se sont établies. Elle a pu observer leurs positions, leur nombre, se rendre compte de leurs intentions. Peu après, les Français s’installent au village. Mlle Mauger va trouver les officiers de l’État-major et leur communique ses indications précieuses qui décideront du sort de l’engagement.

Le fort de Troyon a vu une toute jeune enfant comparable à l’héroïne d’Avrechy. C’est la fille de l’aubergiste du fort de Troyon.