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l’ordre du jour « pour avoir continué jour et nuit son service pendant le bombardement incessant de la ville et n’avoir cessé de rassurer les blessés tandis que les obus démolissaient l’hôpital ».

Mlle Godefroy, la sœur Sainte-Jeanne, Mlle Marnière, professeur au collège communal de jeunes filles, restent elles aussi dans leurs établissements bombardés, courent dans les rues sous les projectiles pour ramasser les blessés, coopèrent à l’évacuation des enfants et se prodiguent de plus, pendant l’hiver 1914-15, en de nombreuses œuvres charitables pour la population civile ou les soldats. Le 23 juin 1915, la sœur Sainte-Jeanne tombe au champ d’honneur, frappée d’un éclat d’obus.

Tout le personnel féminin de l’ambulance 1/10 installée à Arras est pour des actes semblables cité à l’ordre du jour.

La liste des dévouements et des sacrifices n’est pas close avec la première année de guerre. C’est en novembre 1915 qu’une jeune infirmière qui s’était signalée le plus par son dévouement. Mlle Caillot-Sagot, est tombée en Alsace, frappée d’un éclat d’obus alors qu’elle soignait les blessés.

Une place enfin doit être faite, très belle, aux infirmières de la région de Verdun, bien qu’aucune d’entre elles jusqu’ici n’ait eu la chance de fixer individuellement le rayon de gloire. Des équipes d’infirmières sont restées un an et plus dans cette région, théâtre de combats incessants, menant dans l’intervalle des batailles la dure vie du soldat dans une forteresse assiégée, sous la menace continuelle des pièces lourdes, des tauben,