Page:Abensour - Les vaillantes, 1917.djvu/211

Cette page n’a pas encore été corrigée


caves des maisons voisines, les plus gravement atteints.

Le 19, le bombardement redouble, une partie de l’hôpital s’écroule. L’évacuation totale doit être décidée. Sous les bombes, les obus, parmi les décombres fumants, les quatorze infirmières qui restent à l’hôpital s’ingénient à transporter les blessés vers le faubourg de Paris. « Et c’est toujours Mme Fouriaux qui dirige ces sauvetages, continuant à donner à tous un merveilleux exemple de sang froid, de présence d’esprit et de courage…

Lorsqu’avec ses collaboratrices, elle eut placé tous les malades à l’ambulance n° 1, ne pouvant trouver d’autre gîte toutes se contentèrent d’un peu de paille et passèrent la nuit sous un hangar ».

Malgré leur mépris de la mort, Mme Fouriaux et ses collègues sortent saines et sauves de l’enfer. Sauve aussi la femme du pasteur de Reims qui vingt fois est allée chercher les blessés sous la mitraille. Mais la rafale a fait cinq victimes : cinq religieuses de la Société de Secours aux blessés militaires sont tombées sous les éclats d’obus.

Pendant la bataille de la Marne, Mlle Bell, ramassant des blessés sur le champ de bataille, a deux jambes broyées par un obus.

Les péripéties de la bataille de l’Aisne sont marquées par de semblables actions d’éclat.

Nous avons vu comment Soissons, sous la main